Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 22:54

Non, ne passez pas sans le voir ni, surtout, sans l'écouter. C'est le dernier album de Michel Bühler.

En exclusivité cidrolin, on vous donne le tiercé gagnant.

Hors concours, Démocratie, le must, the best (échantillon représentatif de deux fans de Bühler).

Et puis le vrai tiercé. 

Années trente : là, vous vous direz que, peut-être, il serait temps de s'y mettre.

Les poissons sont des cons : à la fin de la chanson, on va se regarder dans la glace pour se rassurer. Pour se convaincre que non, vraiment, on n'a pas l'air d'un poisson. Quoique, sous un certain profil... 

Enfin il ne faut pas manquer évidemment le Coming out.  C'est l'exercice indispensable, incontournable, inévitable de notre époque. Bühler ne déroge pas à la règle, à sa façon. 

 

Par pierrôt - Publié dans : EN AVANT LA ZIZIQUE
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 14:46

 

Tableau de bord de Liaisons sociales, n°95, octobre 2008

Que faut-il faire de la prime pour l'emploi ?

La prime pour l’emploi (PPE) est une subvention indirecte aux bas salaires, comme le revenu de solidarité active (RSA). L’idée qui permet de justifier ces dispositifs est qu’il existerait des salariés « insuffisamment productifs », « non rentables » pour les entreprises. Or, depuis plus de 20 ans, cette idée a été largement démentie. Dans ses expériences pionnières, Bertrand Schwartz l’avait montré avec des jeunes à « BAC moins  cinq » (et encore moins) : quand les employeurs surmontent leurs préjugés, tout le monde peut avoir un emploi et être rentable pour l’entreprise. De nombreuses entreprises d’insertion l’ont aussi montré depuis. L’image de chômeurs et de précaires « désocialisés », presqu’inaptes au travail, qui ne pourraient vivre que grâce à l’assistance est donc foncièrement fausse. Certes, après près de trente ans de casse sociale, notre société a engendré un certain nombre de « naufragés », pour reprendre le titre du livre de Patrick Declerck. Mais ces personnes ne représentent qu’une fraction tout à fait marginale  des pauvres. Le problème de fond est qu’il n’y a pas d’emplois pour tous, notamment parce que le moteur de la croissance s’est grippé avec la rigueur salariale. La PPE ou le RSA ne peuvent qu’accélérer ce cercle vicieux.

L'article au format word: PPE_Liaisons_sociales.doc PPE_Liaisons_sociales.doc
Par pierrôt - Publié dans : PEOPLE
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 00:42


Après le salaire minimum, le revenu minimum, enfin ce qu'il en reste encore..

Publié dans Siné Hebdo n°3, du 24 septembre 2008  

Retour sur une Supercherie Annoncée :

Ce que le RSA veut dire


Les acronymes, on les retient mais on finit par ne plus savoir ce que ça veut dire. Exemple avec le RSA, le bidule que Martin Hirsch piaffe de mettre en place depuis son rapport remis en 2005 à un gouvernement de droite (eh oui, déjà, à l'époque...).

Le RSA devrait permettre aux pauvres de s'en sortir en travaillant. L'important, ce doit être de travailler. Car pour sortir de la pauvreté, le compte n'y est certainement pas pour les parents isolés (un quart des Rmistes), même avec un boulot à temps complet. Les personnes seules (environ 60% des Rmistes) devraient travailler à temps complet pour s'en sortir tout juste. Problème : les temps partiels se multiplient et le RSA n'y change rien. Bref, avec le RSA on sera un peu plus « riche » en travail, mais on restera pauvre en revenu : on sera « Riche » Sans Artiche, ça fait sans doute plus chic.

Le RSA divise les salariés : d'un côté, ceux qui peuvent vivre de leur salaire et, de l'autre...tous les autres. Contrairement à ce que dit Xavier Bertrand, le RSA ne supprime pas l'assistance : il l'étend à une large couche de salariés à bas salaire ! C'est le contraire de la solidarité. C'est un dispositif qui désigne une catégorie de salariés à part, une Réserve de Salariés Affaiblis (la RSA) auxquels on distribue des miettes d'emploi. C'est fait pour mettre davantage les chômeurs sous pression afin de concurrencer les autres salariés.

Tout cela pour le plus grand profit des patrons. Avec la garantie d'un complément de revenu fourni par l'Etat, plus besoin en effet d'augmenter les salaires. Avec le RSA, c'est la garantie d'un Revenu Salarial Abaissé. L'idée avait été suggérée en mars 1998, dans un entretien au journal La Tribune, par un certain Seillière, alors président de l'ex-CNPF. Pour financer les emplois, disait le patron des patrons, les entreprises paieraient « à hauteur de ce que peuvent payer les clients » et l'Etat pourrait, le cas échéant, compléter ce salaire par « un revenu de solidarité ». Mince, il manque une lettre...revenu de solidarité active, bien sûr, RSA !

CQFD ?


L'article en format word: SINECO3-RSA-.doc SINECO3-RSA-.doc 


Par pierrôt - Publié dans : SINéCO
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Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /2008 17:07

La Chine est le seul pays (à ma connaissance) où on peut marcher à reculons sans passer pour un gogol. C'est-à-dire, au mieux, sans subir le doux ricanement des passants et, au pire, sans se retrouver embarqué dans une ambulance si on a le malheur de croiser des VRAIS tarés.

Pourtant, marcher à reculons, il faut le faire savoir, c'est excellent pour la santé. Les Chinois ne le font pas parce qu'ils ont, avec leur langage à images, davantage développé l'hémisphère droit du cerveau. Non. Les Chinois marchent à reculons (dans les parcs, pas dans la rue, ils ne sont pas fous) parce cela fait vraiment du bien à la colonne vertébrale. Parlez-en à votre paléontologue, il vous le dira. L'être humain, ce petit animal dont vous croisez une multitude d'exemplaires différents le matin en allant au boulot ou, le soir itou, quand vous en revenez, l'être humain donc ne s'est mis debout que très tardivement. N'allez pas penser que c'est parce qu'il paressait tranquillement allongé sur l'herbe. Non. Avant de devenir un bipède, de se mettre debout, l'homme ou plutôt son ancêtre marchait à quatre pattes. Et puis, pour une raison sur laquelle les scientifiques discutent encore, il s'est mis debout. Cela a notamment permis au cerveau de se développer. Ça a l'air tout bête, dit comme ça. On se met debout et, hop, le cerveau respire mieux. Du coup il peut faire davantage de choses et se développer. On voit tous ces changements quand on étudie les crânes humains et leur évolution dans le temps. C'est ainsi que l'on peut également observer que l'homme ne s'est pas encore totalement redressé. Il manque un petit quelque chose pour être tout à fait droit. Et quand on marche à reculons on compense en partie ce petit quelque chose. L'effet sur le cerveau n'est pas garanti. Mais il est certain que ça fait du bien à la colonne vertébrale. En résumé: marcher à reculons, pour la colonne, c'est bon.

Par pierrôt - Publié dans : DEPAYSAGES
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Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /2008 16:45

Le Temple du Ciel (Tian Tan), on ne s’en lasse pas. Il y a bien sûr le temple lui-même, une harmonie de formes et de couleurs d’une beauté incomparable. Un petit exemple avec ces deux photos. La première est devenue un grand classique au fil des années. Premier plan de verdure, ciel bleu, portes et temple. La seconde met surtout en lumière les fameuses tuiles bleues, par contraste avec le marbre blanc.

 

Mais le Temple du Ciel c’est aussi une gigantesque aire de jeux où les gens chantent, dansent, font de la musique, jouent aux cartes ou aux échecs, et à des tas d’autres jeux (chinois, évidemment) sans oublier le vol des cerfs volants et, enfin, les incontournables agrès pour exercer son corps. On peut y passer la journée, sans s'ennuyer, surtout quand le soleil est de la partie.
Par pierrôt - Publié dans : DEPAYSAGES
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