Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 07:35
...car il n'y a aucune raison de faire de ces difficultés des emmerdements.

Voilà ce que je me dis quand le moral commence à fléchir, à force de voir le monde s'écrouler pour des conneries.  

Prenons un exemple. Il n'est pas possible de vivre sur cette terre sans travailler un minimum, ne serait-ce que pour subvenir à ses besoins vitaux. En termes savants, certains disent que le travail est une nécessité anthropologique. Admettons. Mais il n'y a aucune raison de travailler de plus en plus.  "Travailler un minimum", c'est une difficulté. "Travailler un maximum", c'est un emmerdement. Pigé ? Tout l'art de vivre consiste précisément à subvertir les difficultés nécessaires pour en faire sinon un agrément, du moins quelque chose qui y ressemble le plus possible et qui  soit le plus léger à porter. Il n'y a, fondamentalement, aucune raison pour que le travail soit profondément emmerdant ou destructeur. Ne parlons pas du travail qui tue, au sens figuré comme au sens propre. Ok, c'est pas le chemin pris depuis pas mal de temps. Mais...il n'y a aucune raison etc.
Par pierrôt - Publié dans : QUELQU’UN L’A DIT
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /2008 11:47

C'est ce qu'on entend dire et répéter à longueur de rapports ou de colonnes. Pour justifier l'idée que le salaire minimum serait trop élevé, on le compare généralement au salaire médian (la moitié des salariés gagne moins, l'autre moitié gagne plus). Mais cette comparaison ne permet pas vraiment de répondre à la question. Car si tous les salaires stagnent ou diminuent, le salaire minimum peut apparaître « trop élevé » en comparaison du salaire médian sans que les salaires ne soient « trop élevés », d'une façon générale.

Or l'idée de base du salaire minimum, c'est de garantir aux salariés qu'ils recevront au moins une partie (un minimum) de ce qu'ils produisent. C'est pour cela qu'on a créé en 1970 le SMIC, indexé sur la croissance. Afin que tous les salariés, y compris ceux qui sont au bas de l'échelle, bénéficient des fruits de la croissance, comme on disait à l'époque.

Pour évaluer le niveau du salaire minimum, il est donc plus pertinent de le comparer à la productivité moyenne des salariés. Un indicateur simple de cette productivité est le PIB par personne employée. C'est ce qu'on a fait dans le graphique ci-dessous en raisonnant sur des emplois en équivalent temps complet (afin de neutraliser les effets de la variation de la durée du travail). On compare à la fois le coût du SMIC pour l'employeur mais aussi le salaire net d'un smicard au PIB par personne employée. Quel que soit l'indicateur retenu, il est difficile de dire que le SMIC serait aujourd'hui « trop » élevé. Du point de vue des employeurs, on est même à un niveau historiquement très faible. Il n'y a donc aucune raison de crier haro sur le SMIC. 

Le texte plus le graphique: Le-SMIC.doc Le-SMIC.doc
Par pierrôt - Publié dans : SERIEUX, S’ABSTENIR
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /2008 11:00
Un pierrôt s'est caché dans un hebdo: saurez-vous le découvrir? 
Un indice: il a pris un pseudo.
Pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents, c'est fastoche.
Pour les autres...réponse la semaine prochaine. 
Par pierrôt - Publié dans : PEOPLE
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 15:46

C'est la question que pose Antoine Math après avoir épluché le projet de loi sur le RSA. Car contrairement à l'exposé des motfs qui indique que la fusion du RMI et de l'API dans le RSA se fait à "droit constant", ce n'est pas le cas pour ce qui concerne les règles d'accès pour les étrangers. On vous laisse deviner dans quel sens le droit n'est pas constant. Bref, l'exposé des motifs est mensonger sur ce point. Mais il est vrai (funny.. .?) qu'on commence à avoir l'habitude vu les salades colportées sur le RSA.

Voir le texte court (4 pages) d’Antoine : RSA-et-etrangers-0509-.doc 

Il y a une autre conclusion plus générale à tirer de cette analyse. Comme souvent (presque toujours) les immigrés se retrouvent en première ligne pour subir les régressions sociales. Ce qui est révélateur, c’est la forme que prend ici cette régression. Presque tous les durcissements apportés à l’ouverture des droits consistent à exiger des conditions draconiennes non seulement de séjour régulier, mais aussi d’autorisation de travail. Une condition de stage préalable de 5 ans en situation régulière avec droit au travail est ainsi exigée  pour le demandeur, de même que pour le conjoint.

Comme le souligne Antoine Math, une telle décision ignore les décisions de justice et les obligations issues des textes internationaux considérant qu’une telle durée de stage préalable constitue une discrimination. Mais cette disposition est aussi très révélatrice. Désormais, pour les étrangers, il devient très clair que le RSA c’est la fin du droit à un revenu minimum. Le RSA, c’est la nécessité de travailler (d’avoir travaillé) pour avoir à peine de quoi survivre. C’était déjà contenu dans la définition du projet : avec le RSA on pourra sortir de la pauvreté en travaillant…il faudra donc désormais travailler pour sortir de la pauvreté (cf. une chronique d’Alter éco ALTER_ECO_Juillet_2007.doc ALTER_ECO_Juillet_2007.doc).

Comme on l’a montré dans un précédent texte (Les mensonges du RSA) la sortie de la pauvreté est loin d’être garantie. Pour le côté « travail forcé », c’est beaucoup mieux parti.


 

Par pierrôt - Publié dans : SERIEUX, S’ABSTENIR
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 14:45
C'est dans la rubrique quelqu'un l'a dit, mais ce n'est pas une citation. C'est la réponse à une question. Pour une fois on se passera de commentaire, mais il faut donner quelques éléments de contexte. C'était dans un café, un matin, près de la Maison des Sciences de l'Homme (MSH), boulevard Raspail (avant le prochain déluge-déménagement...), dans le café du même nom (merci au patron qui m'a permis de l'emprunter pour le photocopier). Un petit texte posé sur un pilier du bar (et non sur un pilier de bar, c'était pas encore  vraiment l'heure). La réponse d'un étudiant de chimie à une question bonus.

Le commentaire du texte a nourri deux discussions dans l'assistance matinale. Premièrement, est-ce une anecdote véridique ? Vous pourrez en juger après avoir lu le texte, mais je pense que oui. Il serait trop long d'expliquer pourquoi. De toute façon, c'est d'un intérêt secondaire. Même si la question n'a pas été vraiment posée, la réponse est trop belle.

Deuxièmement, faut-il vraiment en conclure à l'existence de Dieu ? Pour les esprits agnostiques que cette conclusion chagrine, on fera remarquer que cette conclusion découle du postulat de base contenu dans la question et selon lequel il pourrait exister un enfer. Donc rien n'est perdu.

Sur ce, bonne lecture...


Voici, donc, la version d'une question « bonus » de chimie posée à l'université de Nanterre. La réponse d'un étudiant a été si loufoque que le professeur l'a partagée avec ses collègues.

Question : l'enfer est-il exothermique (évacue la chaleur) ou endothermique (absorbe la chaleur).

Réponse d'un étudiant

Nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l'enfer avec le temps.

Nous avons besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer.

Nous pouvons assumer sans risque qu'une fois entrées en enfer, les âmes n'en ressortiront plus. Du coup, aucune âme ne sort.

De même pour le calcul du nombre d'entrées des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions.

La plupart des religions affirment que si vous n'êtes pas membre de leur religion, vous irez en enfer. Comme il existe plus d'une religion exprimant cette règle, et comme les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer.

Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer parce que la Loi de Boyle spécifie que « pour que la pression et la température restent identiques en enfer, le volume de l'enfer doit se dilater proportionnellement à l'entrée des âmes ». Par conséquent, cela donne deux possibilités :

1/ Si l'enfer se dilate à une vitesse moindre que l'entrée des âmes, alors la température et la pression augmenteront indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.
2/ Si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer gèle.

Si nous acceptons le postulat de ma camarade Jessica m'ayant affirmé durant ma première année d'étudiant « il gèlera en enfer avant que je couche avec toi », et en tenant compte que j'ai couché avec elle la nuit dernière, alors l'hypothèse doit être vraie. Ainsi, je suis sûr que l'enfer est exothermique et a déjà gelé. Le corollaire de cette théorie, c'est que comme l'enfer est gelé, il n'accepte plus aucune âme et du coup qu'il n'existe plus, laissant seul le paradis, et prouvant l'existence d'un Etre divin, ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n'arrêtait pas de crier « Oh...mon Dieu !... ».






Par pierrôt - Publié dans : QUELQU’UN L’A DIT
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