Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 17:25
C'est une petite chanson écrite et interprétée par Catherine Anne. C'est une chanson pour les intermittents de tous les instants. 





Je suis pas très fortiche pour la présentation. J'essaierai d'améliorer ça...et d'éviter la pub qui suit la chanson.
Par pierrôt - Publié dans : EN AVANT LA ZIZIQUE
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 16:41

C'était le soir du 1er mai 2002, après la manif. L'envie de gueuler un grand coup. Alors ça a donné cette version revue du déserteur. J'avais changé le titre, mais ce n'était pas forcément une bonne idée. Sauf si on se projette 5 ans plus tard. Pour le coup, il faut entrer en résistance. Bref, pour inaugurer la rubrique, ce petit hommage à Boris. 

Le résisteur 

Bison Ravi (à la manière de)


monsieur le président

je vous fais une lettre

que vous lirez peut-être

si vous avez le temps

 

dimanche aux élections

j’ai voté pour vot’ pomme

pour faire battre l’autre homme

et faire barrage au Front

 

je suis allé aux urnes

je l’avoue sans plaisir

permettez moi de dire

ça m’a cassé les burnes

 

je l’ai fait pour pouvoir

demain avec mon vote

en m’aidant de ma glotte

dire encore « j’en ai marre ! »

 

cela fait des années

que l’on est dans la mouise

que l’on parle de crise

pourtant rien n’a changé

 

au dessus des nuages

frimant dans leur carlingue

les nouveaux rois nous flinguent

avec tous leurs péages

 

même l’air que l’on respire

sera bientôt en vente

faut faire monter la rente

pourvu que l’on soupire

 

au loin gronde la guerre

avec tous ses carnages

images d’un autre âge

mêlant sang et misère

 

ce monde n’est pas le mien

et j’entre en résistance

pour donner la cadence

aux enfants de demain

 

j’irai sur les chemins

j’irai parler au monde

pour préparer la fronde

en chantant ce refrain

 

assez de beaux discours

monsieur le président

on va serrer les dents

y’aura un troisième tour

 

dites à vos valets

qui se voient en carrosse

qu’on va lever la crosse

pour aller les chasser

  le 1er mai 2002

 

Variantes 

3ème couplet unisexe

je suis aller voter

je l’avoue sans entrain

j’étais dans le pétrin

cela m’a emmerdé


première version du couplet final…censurée évidemment

dites à vos valets

qui se voient en carrosse

qu’on va lever la crosse

p’têt même qu’on va tirer 
Par pierrôt - Publié dans : EN AVANT LA ZIZIQUE
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 12:28

…qui se promène au salon de l’agriculture. Les images ont fait le tour de la planète, ou presque. Un président de la République qui insulte publiquement un citoyen. Et des hommes politiques qui, en croyant le défendre, dévoilent leur propre turpitude. C’était à l’approche du printemps 2008. Tout cela avait débouché sur ces notes.

Sarkozy : le bras d’honneur permanent

Un appel à la vigilance républicaine a été lancé il y a quelques jours par différentes personnalités dénonçant le risque d’une dérive vers une forme de monarchie élective où le pouvoir serait concentré sur la personne du président de la République(1).

Quelques jours plus tard, ce même président insulte publiquement un citoyen qui refuse de lui serrer la main. La façon dont les proches du président ont essayé de justifier ce qui est par nature injustifiable frôle le pathétique. Deux exemples pitoyables avec Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin.

Devedjian croit ainsi déceler une contradiction entre le premier reproche d’une dérive vers une « monarchie élective » et le second reproche d’un « manque de majesté » dans l’insulte faite par Nicolas Sarkozy au visiteur du salon de l’agriculture. Défense de rigoler devant le télescopage des mots ; il paraît que Devedjian ne peut pas résister à ce genre de pseudo-boutade. On peut lui rappeler que nombre de petits roitelets autocrates sont tout à fait capables de faire preuve de la plus grande vulgarité. Et que, inversement, un simple paysan n’est pas nécessairement un goujat et peut posséder une grande noblesse d’âme.

Le jeu de mots de Devedjian n’est même pas drôle. Il ne fait finalement que souligner en creux les deux défauts critiqués. D’un côté, une concentration excessive des pouvoirs et, de l’autre, le sentiment de pouvoir agir à sa guise, en tous temps et tous lieux, d’une façon prétendument décomplexée. ça fait peuple d’insulter les autres ? Mais alors, quel mépris pour le peuple ! ça faisait, déjà, sans doute peuple d’aller passer les vacances sur le yacht d’un « ami » milliardaire…

Passons à Raffarin. Selon lui, Sarkozy aurait eu « une formule virile ». Ah bon ? Mais alors, il faut d’urgence remplacer Sarkozy par une femme. Ce type de défense où l’on essaye de racheter l’inexcusable en le couvrant d’une métaphore machiste censée évoquer une forme de courage ne fait qu’attiser la triste réalité. A savoir la couardise du président, sa lâcheté à se laisser aller à l’insulte. Cette posture est facile pour quelqu’un qui sait qu’une escouade de gardes du corps est prête à bondir pour ceinturer le premier malheureux qui, en réponse à l’insulte, pourrait se laisser aller à un « geste viril », une petite baffe par exemple.

Au fond, cet épisode est révélateur de l’attitude de Nicolas Sarkozy depuis son arrivée au pouvoir. Sarkozy est dans la transgression permanente. C’est sur cette image de « parler vrai » de « transgresseur des tabous » qu’il a gagné, au moment de l’élection présidentielle de 2007, une partie de l’opinion publique lasse de la langue de bois des hommes politiques. Avec la vulgarité qui le caractérise, cela se transforme aujourd’hui en un bras d’honneur permanent. Dur retour de bâton pour ceux et celles qui ont cru à ses promesses.



(1) Marianne, Vendredi 15 Février 2008 

Par pierrôt - Publié dans : LE JOURNAL DES GOGOS
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 00:34

C’est le plus vieux pont transbordeur du monde : il a été inauguré en 1893 et est aujourd’hui inscrit au patrimoine de l’Unesco. Il a été construit par un ingénieur espagnol Alberto de Palacio, et non par l’ingénieur français Ferdinand Arnodin, qui a pourtant construit la moitié des ponts transbordeurs de la planète.

Faute d’aller à Bilbao, on peut aller à Rochefort où on trouve un pont encore en activité (comme à Bilbao). Le pont de Rochefort a servi de décor pour la scène inaugurale du film de Jacques demy (Les demoiselles de Rochefort). 

L’intérêt de celui de Bilbao est qu’on peut se promener au-dessus, à plus de 65m de haut avec une belle vue.
 

 

 

Par pierrôt - Publié dans : DEPAYSAGES
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 00:05

C’était à Bilbao. Evidemment, la première chose que l’on fait quand on est à Bilbao, c’est d’aller au musée Guggenheim. Celui-là, quand on en voit la photo, on ne peut pas s’empêcher de dire : « c’est là que je veux aller ». Et ce qui est extraordinaire, c’est que c’est encore plus beau en vrai.

Bref, ce jour-là c’était à Bilbao, devant le musée. Il y avait une rétrospective Juan Muñoz avec, devant l’entrée du musée, une installation de statues magiques. Certains contesteront le qualificatif, mais ce n’est pas grave. C’était magique , parce que le spectateur qui passait un peu trop près se retrouvait momentanément pétrifié dans une attitude voisine de celles des petits chinois de la statue. Preuve en est cette photo d’un touriste pris au piège de la curiosité rapprochée. 
 
Par pierrôt - Publié dans : DEPAYSAGES
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